Comment éviter la formation de la coque sur implant après une augmentation mammaire par prothèses ?

La coque sur implant, appelée également contracture capsulaire, est une complication possible après l’augmentation mammaire par implants. Elle peut être unilatérale ou toucher les deux seins en même temps. A un stade avancé, la capsulite rétractile se manifeste par une poitrine très inesthétique, asymétrique et à l’apparence pas du tout naturelle (en forme de boule). Le sein affecté par cette complication est alors figé, dur au toucher et potentiellement douloureux. La contracture capsulaire ne présente aucun danger pour la patiente, mais le désagrément esthétique peut être difficile à assumer. Si elle reste une complication courante et totalement imprévisible, certaines mesures préventives pourraient en limiter les risques.

Coque sur implant : une complication fréquente suite à l’augmentation mammaire par prothèses

L’introduction du corps étranger (la prothèse mammaire) déclenche une réaction immunitaire. Ainsi, une membrane se forme autour de la prothèse pour l’isoler des tissus mammaires qui l’entourent. Cependant, chez certaines patientes, la réponse immunitaire est exagérée. La membrane s’épaissit et les tissus cicatriciels se développent autour de l’implant. A mesure que ces tissus se durcissent et compriment la prothèse, les seins perdent leur souplesse et adoptent une forme inesthétique.

On estime que 4% des patientes développent une contracture capsulaire après une augmentation mammaire par implants.

Les implants texturés pourraient réduire le risque de contracture capsulaire

A en croire certains fabricants, les prothèses à surface rugueuse sont associées à des taux de coques moins élevés. Cependant, les chirurgiens plasticiens et les patientes peuvent être dissuadés par les récentes révélations de l’enquête « Implant Files ». En effet, on soupçonne les implants à surface texturée de favoriser un type de cancer lymphatique, même si les prothèses incriminées sont uniquement celles de la marque Allergan. D’ailleurs, sur les recommandations d’un comité international d’experts, les prothèses de cette marque ont été retirées du marché.

Un taux de coque péri-prothétique de 1% avec les prothèses mammaires en mousse de polyuréthane

Ce type de dispositifs a une composition classique (gel de silicone) mais la prothèse est entourée d’une couche en polyuréthane, sensée réduire le risque de coque. Très populaires en Amérique du Sud, ces implants commencent à se répandre en Europe. A priori, la surface en mousse de polyuréthane ne présente pas de danger pour la santé. Néanmoins, leur mise en place est une intervention délicate qui nécessite un chirurgien expérimenté. De même, étant conçues pour « s’agripper » aux tissus mammaires environnants, ces prothèses sont plus difficiles à retirer.

La taille et l’emplacement de la prothèse mammaire ont une influence sur le durcissement de l’implant

Lorsque l’implant est inséré derrière le muscle pectoral, la surface de contact entre la prothèse et la glande mammaire est moins étendue. De ce fait, la réaction inflammatoire enclenchée est moins importante, et le risque de survenue de capsulite rétractile est moindre. Par ailleurs, des séances de massage après l’augmentation mammaire peuvent faire diminuer l’incidence de la coque péri-prothétique.

 

Si une coque sur implant finit par se former malgré toutes vos précautions, le retrait chirurgical (capsulectomie) est le seul moyen d’y remédier. Néanmoins, le risque de récidive reste toujours présent. Face à cette menace, certaines patientes finissent par opter pour un lipofilling mammaire. Le gain de volume est certes moins spectaculaire, mais elles sont certaines d’éviter la contracture capsulaire et d’avoir un résultat harmonieux et naturel.