Après une rhinoplastie en Chine : une boule de coton oubliée dans le nez d’une patiente pendant 6 mois

Une patiente chinoise a intenté des poursuites judiciaires à l’encontre d’une clinique esthétique située à Nanchang, dans la province de Jiangxi. Elle réclame 18.000€ de compensation à cause d’une rhinoplastie ratée. La jeune femme assure que le chirurgien qui l’a opérée a oublié une compresse en coton à l’intérieur de son nez. L’identité réelle de la victime n’a pas été révélée, mais les médias chinois qui ont relayé sa mésaventure lui ont attribué le surnom « Zhu ».

Elle expulse le coton hors de son nez en éternuant, six mois après sa rhinoplastie !

Zhu subit une rhinoplastie en octobre 2018, mais sa convalescence ne se déroule pas comme prévu. Pendant les plusieurs semaines, la jeune patiente se plaint d’une gêne persistante et de difficultés respiratoires. A chaque fois, son chirurgien la rassure, affirmant qu’il s’agit de symptômes provisoires et tout à fait courants après une rhinoplastie. Pourtant, Zhu continue d’éprouver les mêmes malaises et réclame une rhinoplastie secondaire, que la clinique lui refuse. Son calvaire se poursuit jusqu’en avril où, saisie d’une crise d’éternuements, elle expulse par le nez une boule de coton en décomposition. Entaché de sang, le tissu avait une couleur jaunâtre et une émettait une odeur insupportable. Pour Zhu, il ne fait aucun doute que la compresse était logée dans sa cavité nasale depuis le jour de son opération. Sa chirurgie esthétique du nez lui a couté près de 3400€. Si malheureuse victime a entamé une procédure judiciaire, rien ne dit qu’elle obtiendra gain de cause. Le directeur de la clinique esthétique a contesté la version de sa cliente, assurant qu’elle aurait été incapable de respirer si le tissu était coincé aussi longtemps dans sa cavité nasale.

L’oubli de compresses dans le corps des patients n’est pas si rare

Aussi surprenant que cela puisse paraitre, la mésaventure de Zhu n’est pas un cas isolé. Des incidents similaires sont régulièrement observés partout dans le monde, et les revues médicales regorgent de publications s’y rapportant. Les chercheurs ont même attribué un nom à cette complication postopératoire : le textilome. Sa prévalence peut atteindre 0.15% pour les interventions de chirurgie viscérale et digestive. Par ailleurs, plusieurs études remarquent que ce genre de complications (l’oubli de compresses et de coton dans le corps du patient) est plus fréquent après une chirurgie gynécologique (ablation de l’utérus, ovariectomie…).

La Chine est l’une des pires destinations pour la chirurgie esthétique

Aujourd’hui, la Chine est le pays qui compte le plus grand nombre d’interventions esthétiques pratiqués dans le monde, dépassant notamment les Etats-Unis et le Brésil.  Pour la plupart, les établissements médicaux chinois n’offrent pas les mêmes garanties ni la qualité de soins qu’une clinique de chirurgie esthétique Tunisie. En effet, l’accroissement rapide de la demande pour la chirurgie plastique ne s’est pas suivi d’un développement de l’infrastructure médicale en Chine. De ce fait, de nombreux médecins non spécialisés continuent d’effectuer des soins esthétiques, avec des conséquences souvent désastreuses. De même, des milliers de patients sont opérés dans des cliniques de fortune, sans aucun respect des normes d’hygiène ou de sécurité